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20 février 2010

Mossad : Quand la presse perd la mémoire

Un des évènements de la politique internationale de la semaine, très commenté par la presse française, Haïti est bien loin, aura été l’implication supposée du MOSSAD (services secrets d’Israël) dans l’assassinat le 20 janvier 2010 à Dubaï de Mahmoud Abou Al-Mabhouh responsable militaire du Hamas palestinien. Ce dernier, était considéré comme le principal responsable de l’approvisionnement en armes du Hamas. Des armes pourquoi faire ? La paix ? Je vais y revenir.

On a parlé, selon Le Monde, de fiasco diplomatique pour Israël, car les membres du commando qui a opéré à Dubaï étaient tous porteurs de faux passeports, qui plus est de pays amis. Branle-bas dans le Landerneau diplomatique ! Convocation des ambassadeurs d’Israël dans les chancelleries concernées, protestations officielles, bref toute la panoplie des rosières vertueuses qui n’ont jamais mangé de ce pain là. Néanmoins, je reconnais bien volontiers la légitimité à tous les pays du monde de protester énergiquement, quand des opérations militaires sont faites en son nom par des étrangers avec de faux passeports de leur état. A Israël de gérer cette tension si sa responsabilité est engagée.

Ma réaction est motivée par les commentaires insidieux de toute la presse française, écrite ou parlée, qui une fois de plus s’arroge le droit de donner des leçons, en ne ménageant pas ses critiques habituelles vis à vis d’Israël. J’ai évoqué dans un précédent article, le silence de cette même presse sur la formidable action des israéliens en Haïti.

Tous les commentateurs, des plus éminents aux plus insignifiants y sont allés de leurs sarcasmes, de leurs reproches quand ce n’était pas de leur indignation. Rien que cela ! De façon contradictoire et incohérente parfois, le reproche qui revient souvent chez ces Saint-jean Bouche d’Or, est que le MOSSAD n’est plus ce qu’il était ; ses agents se sont fait prendre comme des débutants, eux qui étaient tant réputés pour leur professionnalisme et leur invulnérabilité. En fait ce sont des déçus du MOSSAD !

Je parle d’amnésie de la presse française, pourquoi ?

Il y a eu le 10 juillet 1985 une affaire en tout point semblable à celle de Dubaï qui concernait directement notre très pudique pays : l’affaire du Rainbow Warrior ! Cette affaire est un scandale auquel les services secrets français prennent part, en coulant le navire de l'organisation écologiste Greenpeace Rainbow Warrior, qui faisait route vers Mururoa pour protester contre les essais nucléaires français. François Mitterrand lui-même fait appel à la DGSE pour parer cette menace. Probablement à la demande explicite du ministre de la Défense, Charles Hernu, l’amiral Pierre Lacoste, chef des services secrets français, lance l’opération Satanic dans l’urgence.

Cette action a été réalisée sur le territoire d'un pays ami, la Nouvelle-Zélande, avec le fameux couple des faux époux Turenge qui utilisaient de vrais faux passeports suisses, et avec à la clé la mort d'un photographe néerlandais, d'origine portugaise innocent. Greenpeace n'avait pourtant pas le même niveau de menace pour la France que les palestiniens pour Israël. Les faux époux Turenge sont définitivement identifiés comme étant les poseurs de bombe grâce à leurs empreintes digitales retrouvées sous le canot pneumatique qui avait servi à poser la bombe. Pas plus malins que le MOSSAD nos chers espions. Le Premier ministre néo-zélandais, David Lange, accuse des « éléments étrangers » d'avoir pris part à l'attentat, visant implicitement la France. Le 22 septembre 1985, Laurent Fabius finit par admettre à la télévision que les services secrets français avaient mené l’attaque du Rainbow Warrior.

Aucun des grands spécialistes français de l'analyse politique, n'a mentionné cette affaire du Rainbow Warrior en tout point ressemblante à celle de Dubaï. Sans doute un trou de mémoire.

Israël est en guerre, et utilise pour sa survie les mêmes méthodes, contre ses ennemis, que les autres grandes puissances. Ces grands pays ont hélas deux points faibles : la démocratie et les médias (internes et du monde entier). Les armes que ce "gentleman" achetait, étaient destinées à être utilisées contre qui ? Les soldats israéliens bien entendu, mais surtout et tout le monde le sait bien, contre les civils israéliens. Quand les palestiniens tuent des israéliens aux JO de Munich, détournent des avions, tuent des civils dans des bus ou ailleurs, lancent des bombes sur des villages israéliens voisins, est-ce qu’il n’est pas compréhensible et bien normal d'intervenir en amont avant d'être victimes ? Le problème avec le trop de démocratie (idem pour la police) c'est qu'il faut attendre d'être attaqué ou tué (sic) pour avoir le droit d'intervenir. Si ce palestinien avait été ramené en Israël, il aurait été protégé par les lois de ce pays démocratique, et serait devenu une monnaie d'échange pour ses frères. Chaque grande nation fait ce qu'elle peut quand ses intérêts et sa sécurité sont en jeu. Elle utilise ses services secrets en priant (je ne sais qui..) de ne pas se faire prendre. La liberté de la presse autorise à dénoncer ces barbouzeries, mais dans une analyse destinée au grand public, il faut être juste en n'occultant pas les mêmes agissements pratiqués par son propre pays. La presse politique et populaire donne des leçons à tout le monde, traite des sujets qu’elle choisit et construit à sa guise les mentalités de nos compatriotes qui sont souvent éloignés de tous les problèmes qui ne les concernent pas directement.

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13 février 2010

Hausse générale des salaires de 20% !

Qui n’a pas rêvé de lire cette manchette à la une de tous les journaux ?

A première vue, cela ressemble d’avantage au slogan d’un candidat démagogue en mal de notoriété, qu’à une réalité économique crédible. J’entends déjà le patronat et les syndicats, pour une fois réunis, crier au fou ! Depuis la nuit des temps, toutes les réformes passent inexorablement, et avant même leur application, par un scepticisme sclérosant. Pourtant à y regarder de plus près, en adoptant néanmoins une démarche positive rompant avec les arguments habituels largement éculés, « en vérité je vous le dis » : c’est tout à fait réaliste et immédiatement opérationnel. Et sans pour cela mettre les entreprises à genoux ! Il n’est pas question non plus de verser ou d’adopter ici les théories marxistes, dont il faudra bien un jour de débarrasser pour qu’enfin la France devienne un pays moderne.

Quelle est la réalité d’aujourd’hui ?

Malgré une moyenne générale très basse des salaires dans notre pays chez une grande partie de la population, les chefs d’entreprises ne veulent pas entendre parler de nouvelles hausses substantielles et massives des charges salariales qui mettraient en danger la vie même de leurs établissements. C’est sûrement la réalité, mais en même temps c'est bien navrant.

Les salariés eux luttent, et à juste titre dans la plupart des cas, pour des revenus décents compte tenu du coût de la vie, et des richesses générées par leur travail.

En réalité, tout le monde a raison, et quand tout le monde a raison en politique on n’avance pas, chacun étant persuadé de son bon droit campe sur ses positions.

Il faut trouver d’autres idées, et très vite, car sinon c’est l’ensemble de notre système qui va imploser.

Comment parvenir à cette hausse de 20% que je dis possible, et qui n’a rien, soit dit en passant d’immoral.

On n’y pense rarement, mais il y a un partenaire essentiel complètement oublié dans la justification des revenus bloqués, pas même indexés sur les augmentation des prix dans tous les domaines de notre vie quotidienne.

Ce partenaire c’est l’état, qu’il soit de gauche ou de droite, responsable en partie des bas revenus donc de la misère chez bon nombre de salariés, ou responsable d’injustices inouïes pour les autres salariés.

Il peut bien proposer, nous allons le voir, d’exonérer de charges les heures supplémentaires faites par les salariés.

Prenons l’exemple du SMIC* qui est fixé à 1 000 € net environ mensuel.

*Smic au 1er janvier 2010

horaire brut : 8,86 € - mensuel brut (base 35 heures) : 1 343,80 €                       mensuel net : 1 055,42 € (1 047,44 € en 2009)

La réalité de ce net touché par le salarié payé au Smic est en fait, au niveau pouvoir d’achat, de moins de 800 € !

Pourquoi ?

Toutes les dépenses de ce salarié pour sa vie quotidienne sont taxées à 19,60% (TVA), ou plus pour les produits pétroliers, alcools, tabac, (etc.). Il reverse donc indirectement à l’état plus de 20% de son salaire net. On peut ajouter (hélas) les taxes diverses hors TVA comme l’éco-participation lors de l’achat d’un produit ménager (belle trouvaille justifiée pour l’amélioration de l’environnement), et demain la fameuse taxe écologiste pour l’ozone ! N’en jetez plus la cour est pleine. L’imagination de nos hommes politiques pour créer toujours plus d’impôts (et les justifier sans rire) mérite notre reconnaissance éternelle. L’opposition qui conteste la plupart du temps, en ne les votant pas, le bien fondé des dispositions budgétaires de la majorité, se garde bien de les abroger lors d’une éventuelle alternance. Je pense à Lionel Jospin qui contestait avec véhémence l’augmentation du taux de TVA mis en place par Alain Juppé alors premier ministre de Jacques Chirac (18,6% à 20,6%), et qui arrivant au pouvoir en 1997 dans un gouvernement de cohabitation, baisse cette TVA d’un seul point au lieu de deux à 19,6%.

A ce propos, il est amusant de constater que lorsque vous mettez à la tête d’une commission de réflexion (!) pour un grand emprunt Mrs Rocard (PS) et Juppé (UMP), vous débouchez immanquablement sur de nos nouveaux impôts et nouvelles taxes pétrolières. Toujours les mêmes recettes et un manque flagrant d’imagination pour les meilleurs d’entre nous (sic).

N’oublions pas non plus l’avènement de l’euro qui a eu pour première conséquence perverse pour le commun des mortels, c’est aujourd’hui prouvé, l’augmentation du coût de la vie de 30% sans aucune contre partie salariale.

Revenons à la TVA* qui est l’impôt le plus injuste qui soit, car son taux est le même que vous soyez smicard ou patron d’EDF.

*La taxe sur la valeur ajoutée a été inventée par l'inspecteur des finances français Maurice Lauré en 1954, alors directeur adjoint de la Direction générale des Impôts. Son idée convainc les dirigeants politiques par son efficacité : la TVA est levée sur chaque entreprise au fur et à mesure du processus de production. Auparavant, la mise en place d'un tel impôt indirect (on parlait de la Taxe sur le chiffre d'affaires, instaurée en 1937) suscitait la méfiance car il avait été pensé seulement comme prélèvement final auprès d'un grand nombre de commerçants et détaillants.

Le système de Lauré fut mis en place le 10 avril 1954 et toucha d'abord les grandes entreprises. Le 6 janvier 1966, sur proposition de Valéry Giscard d'Estaing alors ministre des finances, la TVA est étendue au commerce de détail. Le taux normal, initialement fixé à 17,6% est ensuite passé à 18,6% (le 01/04/1991), puis 20,6% à compter du 1er août 1995 pour redescendre à 19,6% à compter du 1er avril 2000. Taxation française, elle a été ensuite adoptée dans de nombreux pays notamment au sein de l'Union Européenne. La TVA revient aux caisses de l'État.

Compte tenu de ce qui précède, je propose les mesures suivantes :

1- Suppression définitive de la TVA (ne rêvons pas).

2- Augmentation immédiate par les employeurs du secteur privé en priorité, de tous les salaires de 20% du net payé.

a) Les salaires sont assujettis à la TVA (19,6%) et deviennent une charge normale comme pour tous les achats des entreprises.

b) Récupération de la TVA salaire (19,6%) par les entreprises. L’augmentation de 20% pour tous les salariés est de ce fait une augmentation zéro pour les entreprises.

c) L’état récupère cette TVA déduite par les entreprises sur tous les achats réalisés par l’ensemble des français.

Salaires augmentés = consommation plus importante, donc reprise assurée.

d) L’état renégocie les dispositions particulières de la TVA avec certains secteurs d’activités (restauration, agriculture, pêche, transport etc..)

e) Pour le secteur public, l’état qui ne paye pas de TVA, récupère l’augmentation des salaires de 20% par la TVA récupérée sur les achats de ses salariés.

Je ne prétends pas détenir toutes les subtilités et connaissance de l’économie, mais je prétends ouvrir peut-être un nouveau chemin de réflexion. Je prétends surtout m’élever contre l’iniquité, à cause de cette TVA, de ne pas avoir un salaire net dans la poche d’un salarié, et en particulier pour les bas revenus.

Le temps passé qui consiste à reprendre, par des moyens détournés, de la main gauche ce qu’on donne de la main droite doit être aboli.

Pour conclure, je peux affirmer que ces mesures auraient pour conséquence de rendre populaire son auteur. Les hommes passent, mais les lois adoptées, bonnes ou mauvaises, demeurent. Quand je pense qu’une simple augmentation de 10% du Smic lors de l’élection de François Mitterrand en 1981 a valu à son auteur un capital sympathie incroyable, Nicolas Sarkozy serait bien inspiré d’être le père de cette proposition.

Enfin, mais là je rêve, pourquoi ne pas gouverner un pays dans le but de donner du bonheur à ses concitoyens ?

(plafonnement et secteur d’activité à déterminer).

1 février 2010

Handball : la France qui gagne !

Jamais une équipe de France n'a assumé avec autant d'autorité et de brio son rôle de favori en remportant dimanche à Vienne le titre de champion d'Europe de handball.

Après le titre olympique et le titre mondial, il pouvait sembler normal et banal de remporter le titre européen. Mais voilà, en sport le plus difficile quand on a tout gagné, c'est de confirmer. La motivation risque de ne plus être la même, les adversaires ne sont plus surpris et veulent tous la " peau du champion ", et souvent les têtes enflent.

Chez les " Experts " rien de tout ça. L'équipe est soudée autour d'un entraineur extraordinaire, chacun joue pour le groupe, et par dessus tout il y a le TALENT. Et quel talent ! A y regarder de plus près, le titre européen est aussi difficile à conquérir que celui du mondial ou des J.O. L'élite européenne (France, Croatie, Espagne, Islande, Espagne..) est également l'élite mondiale.

Ce que je retiendrai, en dehors de l'aspect purement sportif, c'est de voir enfin une équipe de France jouer sans complexes, et surtout savoir répondre présent le jour J. C'est ça qui a changé avec nos handballeurs. C'est très rare dans le sport français. Les " Experts " d'aujourd'hui, comme les " Barjots " d'hier ont la culture de la gagne et ne sont plus " les petits français " si chers à Roger Couderc.

Le hand n'est pas un sport très médiatisé et c'est tant mieux. Nous spectateurs ne sommes pas lassés, et surtout, contrairement au foot, nous ne sommes pas soixante millions de sélectionneurs avec des polémiques à n'en plus finir sur la composition de l'équipe. On ne refait pas le match ! Les joueurs sont professionnels, le public lui est amateur avec la fraicheur qui va avec. Et puis, quand le " chef " est respecté on gagne ! Allez la France...

1 février 2010

Quand Canal + attise la haine.

Lors d'une édition du Grand journal de Canal + au début de cette année 2010, émission de variété qui plus est, un de ses chroniqueurs Ali Baddou a cru bon et surtout tenté, sans qu'aucun sujet d'actualité ne s'y prête, d'attiser les haines entre juifs et mulsulmans français par Proche-Orient interposé.
En
présentant à la sauvette "Gaza 1956" (éditions Futuropolis) enquête sur un massacre méconnu de Palestiniens dans la bande de Gaza, ce Monsieur Ali Baddou qui profite de son exposition médiatique sur une chaine partisane, connait parfaitement le retentissement négatif, pour ne pas dire plus, que peut avoir un tel livre auprès des jeunes de sa communauté.
Combien de livres pourraient être publiés sur les massacres palestiniens perpétrés en Israël et ailleurs dans le monde ? Quand allons-nous sortir de cette spirale infernale ? Combien de livres sur "Septembre noir" le massacre de palestiniens (10 000 morts) par le roi de Jordanie, sur le massacre de l'équipe olympique Israël au J.O. de Munich en 1972 ?
Pourquoi revenir sur des événements qui datent de 1956 et sur la promo d'un livre écrit par un étranger de passage en France ? Aujourd'hui la communauté et les jeunes musulmans français ont plus besoins vis à vis de la communauté juive française de signes positifs et d'espérance tournés vers l'avenir que de revenir sur des faits qui appartiennent au passé et à l'histoire.
Quand on a fait des études supérieures comme Mr Baddou, on devrait être capable de réfléchir plus loin que son gauchisme avant d'agir. Quand allez-vous proposer à vos enfants autre chose que de la haine pour que nous vivions tous en paix ?
 

1 février 2010

Israël - Haïti, la censure des médias...

Israël si souvent présenté de façon négative par les médias français dans leur ensemble, n'a pas eu à l'occasion du malheur qui frappe Haïti, l'echo que méritait sa formidable intervention humanitaire lors des actions conjointes de nombreux pays auprès de la population martyrisée. L'occasion était pourtant belle pour les médias français de prouver qu'il n'y avait pas que les faits de guerre du Proche-Orient à relater. Les hommages à Israël ont été rendus par le Président d'Haïti et sa population, et par l'ancien Président des USA Bill Clinton.

 

Israël-Haïti : l'hommage de Bill Clinton aux sauveteurs israéliens. Bill Clinton, coordinateur spécial de l'ONU à Haïti, a mis en exergue hier soir l'efficacité et le dévouement de l'antenne médicale de l'armée israélienne. " Les Israéliens, a déclaré l'ancien président des Etats-Unis, ont accumulé une grande expérience en temps de guerre, qu'ils mettent au service de l'humanitaire. Leurs hôpitaux de campagne font un travail remarquable. Je les en remercie."

 


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30 janvier 2010

Affaire Clearstream

Les salamalecs de Dominique de Villepin

Jeudi 28 janvier 2009, à l'énoncé du Jugement du tribunal correctionnel de Paris, que toute la France attendait en retenant son souffle, acquittant Dominique de Villepin dans l'affaire Clearstream, celui-ci, ne contenant plus son émotion, a déclaré sur un ton de commisération : « Je suis fier d'être français, et je suis fier d'appartenir à un pays dont la justice vient de prouver son indépendance vis à vis du pouvoir... Mon innocence, ma loyauté ont été reconnues, et je tourne la page sans rancune....».

Traduction : « Je ne suis pas prêt de pardonner à ce petit c.., et il le paiera très cher en 2012. D'ici là, il n'a pas fini d'en chier avec moi... ».

On aurait dit de Gaulle dans son discours « Paris martyrisé, mais Paris libéré ! » Il serrait les mains de tous les gens à sa portée, même celles des trois gendarmes en faction devant la porte d'entrée du tribunal.

Et patatrac ! Vendredi 29 janvier, contre toute attente (de Dominique de Villepin) annonce de l'appel interjeté par le procureur de Paris, Jean-Claude Marin !

Fier d'être français le jeudi, l'est-il encore le vendredi ? La justice est-elle toujours indépendante du pouvoir ? Le procureur a-t-il agi sur ordre ? Sarkozy est-il derrière ce sacrilège ? La démocratie est-elle en danger ?

La question qu'aucun journaliste n'a cru bon de poser, mais qui pourtant coule de source, est la suivante : Si Dominique de Villepin avait été condamné le jeudi 28 janvier, surtout à une peine de prison avec sursis qui l'aurait rendu inéligible en 2012, aurait-il fait appel de ce jugement ? La réponse est forcément oui, et il aurait eu raison puisque la loi le permet. Dans l'autre sens, c'est une autre histoire.

L'indépendance de la justice vis à vis du pouvoir n'est pas en cause dans cet appel.

Dans un procès il y a trois parties bien distinctes : l'accusé, le ministère public et les juges qui sont indépendants.

Les juges qui ont démontré leur indépendance en acquittant de Villepin. Que peuvent-ils faire de mieux ?

Dans un an, ils acquitteront peut-être encore ce même de Villepin. Le ministère public (le procureur) qui représente la société, dépend lui de ministre de la justice, donc du pouvoir. L'accusé lui attend le verdict. Mais selon que tu seras puissant ou misérable...

Dominique de Villepin, l'homme « providentiel » au destin national qu'il s'est lui même tracé, mais qui n'a en réalité comme légitimité que sa propre ambition, continue donc d'alimenter sa « victimisation » et sa « persécution » par Nicolas Sarkozy dans tous les médias. Cet éminent personnage, jamais élu, n'ayant même jamais sollicité le moindre mandat devant les français, est le grand stratège que la France attend depuis si longtemps !

N'oublions pas qu'il est le « Père » de la dissolution du parlement en 1997 alors qu'il était secrétaire général de l'Elysée sous le mandat de Jacques Chirac, avec à la clé l'arrivée de la gauche au pouvoir pour 5 ans.

En voulant prendre à témoin les français qui ont bien d'autres chats à fouetter, Dominique de Villepin qui souhaite avant tout surfer sur la vague de l'anti sarkozisme ambiant pour en récupérer les bénéfices en 2012, prend le risque au contraire d'être discrédité et de se brûler les ailes.

Comment peut-il déclarer sans rire : « « Je connais bien Jean-Claude Marin (sic) et je le crois incapable d'avoir pris cette décision seul. C'est Nicolas Sarkozy qui est derrière cet appel, et cet acharnement continue».

En fait, Dominique de villepin par ses propos incarne parfaitement la dépendance de la justice avec le pouvoir. Ils sont copains et c'est là tout le problème. Comme disait Coluche, il y a l'avocat qui connaît bien le juge, et les autres. » Il y a là une étrange similitude avec l'attitude d'une certaine Ségolène Royal.

Ses états d'âme, devant les micros complaisants, sa colère de petit garçon injustement puni dans une affaire tordue, sa prestation sur Canal + du vendredi 29 janvier en particulier, lui enlèvent la dimension et le recul nécessaire que tout futur candidat doit posséder pour prétendre à la fonction de chef d'état. Il n'est pas au-dessus de la mêlée, mais bien dedans. Sa belle éloquence ni changera rien.

17 décembre 2006

Football : Les "blacks" chez les bleus.

Georges Frêche, Président du Conseil Régional Languedoc-Roussillon et dirigeant du Parti Socialiste, a dans une déclaration retentissante du 18 novembre 2006, dénoncé à l’occasion de la rencontre France-Grèce (1-0) du 15 novembre 2006, le trop grand nombre de joueurs « black » opérant sous le maillot bleu de l’équipe de France de football.

Monsieur Frêche, représentant et élu important de la politique française, a par ailleurs regretté la nullité des « blancs », incapables selon lui de rivaliser avec les joueurs noirs dans le sport. Cette dernière remarque n’a pas eu étrangement dans les médias le même écho..! Les indignations semblent dans notre pays, et pas seulement dans le sport, hélas très sélectives.

Il est évident que la couleur de la peau d’un homme, en sport ou ailleurs, n’a rien à faire dans un débat démocratique. Ce type d’argument nous ramène vers un passé récent où certaines doctrines, dont la France fût en partie la complice, avaient déjà désigné des sous-hommes qu’il fallait néanmoins détruire, car responsables de tous les maux économiques de l’époque.

Monsieur Frêche est assez avisé des choses publiques, pour ne pas savoir qu’il allait lors de cette déclaration, déclencher dans notre pays une levée de boucliers générale. Alors pourquoi l’a-t-il fait ? Je vais y revenir.

Désigner une minorité nationale (raciale ou religieuse) à la cantonade, la jeter en pâture à l’attention d’esprits faibles qui n’attendent que ça pour sortir de l’ombre, c’est la mettre à plus ou moins long terme en danger de mort.

Les mêmes causent produisent toujours les mêmes effets. Ca commence par le foot, et qui peut dire comment cela fini.

L’homme fort du Languedoc-Roussillon qui relève d’une très lourde opération à cœur ouvert, a sans doute voulu occuper la scène politique et les médias en prenant le football à nouveau en otage. Il n’est pas le premier.

Ses propos outrageants étaient aussi l’occasion de rebondir sur le débat actuel cher à Nicolas Sarkozy, à savoir : la discrimination positive. N’oublions pas que la Région Languedoc-Roussillon compte une très forte population d’émigrés ou issue de l’immigration. Il est bon en tant qu’élu d’apparaître de temps en temps pour sa « clientèle » comme le gardien du temple.

Je dois avouer que je ne partage pas du tout ce nouveau concept français appelé « discrimination positive » préconisé par le candidat Nicolas Sarkozy. La discrimination, positive ou négative, devrait être bannie une fois pour toute de notre vocabulaire, de nos pensées et surtout de nos actes.

Seuls le travail, la réussite scolaire, le bon sens, l’intelligence, la créativité, le talent et la volonté farouche de s’en sortir, doivent être les leviers de la réussite. L’idée de la discrimination positive, qui chez le Ministre de l’intérieur semble partir d’un bon sentiment, compte tenu des injustices répétées de notre société envers certaines minorités, aboutit en fait à réglementer d’autres injustices. C’est non seulement le contraire du but recherché qui serait instauré, mais pire encore ce serait légaliser des rancoeurs entre français. Revenons au bon sens et arrêtons de toujours plus légiférer. Appliquons nos lois.

Henry_2

Pour revenir à l’équipe de France et à ses 9 « blacks » sur 11 joueurs qui étaient sur la pelouse du Stade de France lors de son dernier match et aux propos indignes de Georges Frêche, je vais profiter de l’occasion pour oser poser le vrai problème actuel de la sélection nationale.

Quel est ce problème si ce n’est pas, bien entendu, la couleur de la peau, la race ou la religion des joueurs qui sont les critères ?

Comme toujours, c’est simple et compliqué à la fois.

Pour moi il peut y avoir 11 joueurs black sur 11 qui portent le maillot de l’équipe de France, à partir du moment où ils sont français. Mais voilà, dans le sport (foot, basket, tennis etc.) pour des raisons évidentes de performances, la nationalité n’a pas le même sens pour tout le monde. La France du football, malgré ses indignations dès qu’on parle racisme, n’est pas la dernière loin s’en faut à organiser la venue dans ses centres de formations de jeunes africains.

Que l’équipe de France compte dans ses rangs une totalité de joueurs issus des Antilles, de Nouvelle-Calédonie, de la Réunion, de la Guyane ou autre Polynésie, rien à redire. Ces territoires sont français depuis des siècles et ses enfants aussi.

Henry

Voici quelques noms originaires de cette France lointaine ou nés en métropole, et dont nous pouvons légitimement être fiers :

Lilian THURAM (né en Guadeloupe)

Christian KAREMBEU (né en Nelle Calédonie)

Eric ABIDAL (né à Lyon)

William GALLAS (né à Asnières)

Alou DIARRA (né à Villepinte)

Florent MALOUDA (né en Guyane)

Sylvain Wiltord (né à Neuilly/Marne)

Nicolas ANELKA (né à Versailles)

Thierry HENRY (né Aux Ulis)

Louis SAHA (né à Paris)

Bernard LAMA (né en Guyane)

La couleur de peau n’a rien à voir dans ce débat.

Pour moi il y a problème quand on fait venir de jeunes africains dès l’âge de 10 ans dans les centres de formation de nos clubs professionnels, sur les conseils de recruteurs pour ne pas dire rabatteurs basés en Afrique.

Si ces jeunes africains ont le niveau pour devenir professionnels, ils obtiennent illico la nationalité française, donc illico sélectionnables dans les différentes catégories de jeunes, et très vite pour la grande équipe de France.

Plus grave, et c’est un vrai problème humain, si ces jeunes africains n’ont pas le niveau requis ils sont renvoyés chez eux sans être devenus français (!) ou se retrouvent sans papiers, à la dérive et paradoxe en situation illégale sur notre territoire.

Abandonnés et subitement devenus des délinquants.

Voici quelques noms parmi les plus connus de ces joueurs dont la présence en équipe de France est très discutable :

Marcel DESAILLY (né à Accra au Ghana de parents Ghanéens et adopté (!) par un diplomate français nommé Desailly)

Patrick VIEIRA (né à Dakar au Sénégal)

Patrice EVRA (né à Dakar au Sénégal)

Claude MAKELELE (né à Kinshasa au Zaire)

Rio Antonio MAVUBA (né en Angola)

Jean TIGANA (né à Bamako au Mali)

Basile BOLI (né à Adjamé en Côte d’Ivoire) qui est retourné dans son pays à la fin de sa carrière comme chef coutumier de son village natal !

Aucune autre nation de football que la France ne possède à ce point dans ses rangs des joueurs nés « étrangers ».

Je trouve regrettable ce pillage organisé du continent africain, qui est le triste prolongement des pratiques habituelles de la colonisation dans bien d’autres domaines que le foot. Les négriers ne sont pas morts.

Ironie du sort, Didier DROGBA l’Ivoirien qui fait les beaux jours de Chelsea, après ses passages remarqués à Guingamp et à l’OM, a passé son enfance au Mans hors des circuits des recruteurs. N’étant pas jugé assez fort pour être sélectionné chez les jeunes en équipe de ligue, ni plus tard dans les différentes équipes de France des 15, 16 et 18 ans, il opta à 20 ans pour le plus grand bonheur de l’équipe nationale de Côte d’Ivoire. Quand il devint l’un des meilleurs joueurs du monde, c’était trop tard pour le faire jouer pour les bleus. En toute logique (du foot français) il aurait être le leader de l’attaque française lors de la dernière coupe du Monde que nous aurions alors sûrement ramenée à Paris. Mais voilà, il y a parfois une belle morale à de tristes magouilles. Quel sens réel donner à une victoire en coupe du Monde ou dans une autre épreuve internationale, si elle est obtenue avec une naturalisation aussi massive de jeunes étrangers ?

Quel espoir peut-on donner aux jeunes joueurs nés en métropole d’avoir encore un avenir chez les Bleus ?

Il y a 20 ans les Antilles et les autres territoires d’Outre-mer existaient, et pourtant l’équipe de France était plus harmonieusement composée entre les joueurs métropolitains et ceux originaires de l’Outre-mer..

Les KOPA, PIANTONI, LECH, PLATINI, PIRES, FERNANDEZ, ZIDANE entre autres, étaient les enfants de parents ayant décidé librement de venir en France pour des raisons économiques. Ils avaient choisi notre pays. C’était des émigrés ou enfants d’émigrés au sens le plus noble du terme. Pas des enfants mercenaires que l’on avait achetés ou arrachés à leur famille pour le foot. La différence est de taille !

Le cas de Gonzalo HIGUAIN est hallucinant et pourtant il n’est pas noir. Star du foot argentin mais né à Brest lors du passage de son père (1an) dans le club breton, est aujourd’hui convoqué et convoité par Raymond Domenech. Il ne parle pas un mot de français, il ne connaît rien de notre pays, il est argentin jusqu’au bout des ongles, mais notre loi imbécile dite Loi du Sol lui permet de venir postuler lui aussi chez les Bleus..tout comme l’avait fait avant lui et dans les mêmes conditions David TREZEGUET né à Rouen d’un père argentin qui était joueur professionnel dans cette ville. Il a débuté sa carrière en Argentine pour le club de Platense, et ne parlait pas un mot de français en arrivant à Monaco.

Nous sommes le seul pays au monde à agir de la sorte, et à nous offusquer dès que la légitimité de l’équipe de France est remise en cause. Avant 1998, le foot français n’avait rien gagné, hormis l’Euro 84 avec la bande à Platini.

Nombreux sont ceux qui regrettent que cette « bande » n’ait pas gagné les Mondiaux 82 et 86 avec ce merveilleux Platini.

Toutes les ruses administratives aujourd’hui sont donc permises pour que la France gagne à tout prix.

Parfois je me prends à rêver que les « blacks » qui sont omniprésents dans notre championnat et dans toutes les équipes de France, donc incontournables, deviennent un jour sélectionneurs nationaux, entraîneurs en ligue 1 (à part Kombouaré..) et 2,

arbitres en ligue 1 et 2 (aucun à ce jour!!), Présidents de clubs de L1 et L2 (le patron de l’OM c’est Dreyfus et non P. Diouf), Président de la FFF ou membres importants de cette FFF, vous savez ceux qui vont dans les plus grands restaurants et les plus grandes réceptions…..

Il y a peu de chance que l’on fasse venir d’Afrique ou de Zanzibar, des gens susceptibles de pousser dehors tous les ventrus et bénéficiaires d’honneurs de toute sorte, qui sévissent depuis des années dans les différentes commissions de la Fédé, et trônent dans toutes les tribunes d’honneur des stades de l’hexagone.

Ceux-là même qui ferment les yeux ou pire encouragent la venue à grande échelle d’enfants africains pour que la France gagne toujours et encore afin de justifier leur poste, ne sont pas prêts si l’occasion se présentait à le leur laisser.

Plutôt mourir que maigrir !!!

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